Le marché immobilier du 1er arrondissement de Lyon affiche des prix globalement stables au printemps 2026, autour de 4 800 à 5 200 €/m² pour les appartements. Après la correction de 2023-2024, la demande reprend doucement, portée par une détente des taux de crédit, mais les acheteurs restent sélectifs.
Des prix stabilisés après deux ans de correction
Au 3 juin 2026, le prix moyen dans le 1er arrondissement de Lyon s'établit à 5 163 €/m² tous biens confondus, avec une fourchette de 3 638 à 7 042 €/m² pour les appartements. Sur douze mois, les données DVF indiquent une tendance quasi stable (-1,0 %), après un pic à près de 5 962 €/m² en 2022 et un palier autour de 5 000 €/m² en 2024-2025. Les adresses les plus recherchées, comme les quais de la Pêcherie, dépassent encore 5 800 €/m².
Un rapport de force rééquilibré
Le marché du 1er arrondissement est qualifié de « très détendu » : le stock d'offres est relativement important et les acheteurs ont retrouvé un pouvoir de négociation. Les vendeurs qui ajustent leur prix aux réalités actuelles vendent dans des délais raisonnables, tandis que les biens surévalués ou nécessitant des travaux peuvent rester plusieurs mois en annonce. À l'échelle de Lyon, la reprise engagée depuis fin 2025 reste modérée, loin de la surchauffe de 2021-2022.
Des taux en détente, un crédit toujours sélectif
Les taux de crédit se situent autour de 3,2 à 3,5 % sur 20 ans au 1er mai 2026, ce qui améliore la capacité d'achat de certains ménages et soutient la demande sur les petites et moyennes surfaces. Les conditions d'octroi demeurent néanmoins strictes, avec des exigences d'apport et un contrôle serré du taux d'endettement, ce qui limite le nombre d'acheteurs qualifiés sur les biens au-delà de 6 000 €/m². Le marché lyonnais reste ainsi très sensible aux décisions de la Banque de France et de la BCE.
